Le Quadrille descend dans les rues …

Le jour de la fête de la musique, dans notre commune d’adoption : Le Moule, les associations de quadrille de la Guadeloupe se sont données rendez-vous pour une joyeuse parade dans les rues de la ville.

Chaque groupe rivalise d’imagination pour les magnifiques costumes et surtout transmet l’énergie du Quadrille, mais pas seulement : biguines, valse aussi … Impossible pour le spectateur de ne pas danser !

Pour ceux qui connaissent, vous rencontrerez au passage : Mme le Maire, la concierge et une ATSEM de l’école de Gladys, Gladys, …

Des bœufs tirants …

Dans le cadre enchanteur de l’anse Salabouelle, à 5 mn de la maison, les surfeurs avaient déserté le lieu et laissé la place à plus costauds qu’eux : des bœufs tirants !

En effet, c’est un concours traditionnel en Guadeloupe, où les propriétaires s’affrontent au travers de leurs bêtes de concours bichonnés et entraînés tout au long de l’année. Avant la mécanisation du transport de cannes, ces magnifiques bêtes étaient utilisées pour tirer les charrettes chargées de cannes à sucre. Maintenant, la plupart du temps, elles coulent des jours paisibles dans les prairies locales, soignées comme des athlètes de haut niveau.

(plus d’informations ici)

En début (pour le look !) et en fin de concours petit bain de mer …

boeufsMer

 

D’îles en îles …

En avril, pendant les vacances de Pâques, nous cherchions à visiter une île ou deux voisines de la Guadeloupe, quand l’opportunité d’en visiter 6 est apparue sous forme d’une croisière à prix tout à fait raisonnable … C’est à ce moment que ceux qui nous connaissent, ne manquent pas de s’étonner : Gladys et J-Pierre en croisière ? S’ennuient-ils au point de renier leur avis de toujours (surtout celui de JP : « Une croisière, moi jamais ! »)

Mais voilà, si nous considérons que nous avions à notre disposition un hôtel flottant se déplaçant d’île en île … cela devenait pratique et même économiquement intéressant.

Bon, il ne s’agissait pas de faire une découverte complète de chacune des six îles mais plutôt d’en humer l’ambiance pour, pourquoi pas, y revenir plus tard …

Il faut avouer aussi qu’un bateau de croisière est suffisamment grand pour que chacun puisse y mener sa vie comme il l’entend, J-Pierre a donc révisé positivement son avis sur les croisières …

Voici donc sous la forme de petites vidéos chacune de nos escales :

1 – Saint-Martin : (plus d’infos ici sur Wikipédia)

 

2 et 3 – République Dominicaine :

La réserve de l’île de Saona : petit paradis des Caraïbes

La capitale : San Domingo (Saint-Domingue)

4 – Tortola : une des Îles Vierges britanniques. Excursion à Virgin Gorda, où on trouve « The Baths », une plage exceptionnelle avec des gros blocs de granit qui se donne sans complexe des airs de Seychelles des Caraïbes.

5 – Antigua :  Visite de la capitale St. John’s aux petits villages de l’intérieur.

6 – La Martinique : cousine de la Guadeloupe (surtout la Basse-Terre) que l’on ne présente plus … Il nous faudra certainement plus d’une journée pour en découvrir tous les charmes, nous y retournons d’ailleurs cet été …

Noël sous les Tropiques …

Ce post arrive un peu tard je le concède, publier Noël à Pâques ça peut en dérouter certains, mais travail intense ou indolence locale on ne sait pas … en tout cas voici quelques clichés dans tous les sens du terme :

Penser à cliquer sur le petit « i » en haut à gauche des photos pour lire les commentaires s’il y en a …



Léa arrive . Après la première baignade, l’apéro de Noël et visite de la Pointe des Châteaux, le matin de Noël pour nous seuls, sans touriste …


 

Le tour des plages avec Léa qui faisait son petit classement personnel …


 

Visite de la mangrove à Vieux-Bourg, commune de Morne-à-l’Eau : calme, sérénité et coucher des oiseaux et du soleil …


 

Visite des chutes du Carbet et aperçu de la forêt tropicale …


 

La Souffrière : soufre et souffrance sous la pluie …


 

Le Paradis terrestre existe : Les Saintes !


 

Balade en voilier pour aller voir les dauphins, puis la plage de la Perle …


 

Excursion en catamaran vers la réserve de Petite-Terre …

 

Chez Négoce on ne vend rien, mais on donne à entendre …

Un dimanche, dans la ville d’à côté : Morne-à-l’Eau, nous avons assisté à une fête sur une grande place sous un soleil brûlant, mêlant : Jazz, Quadrille, Poésies et Gwo Ka.

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Le groupe représentant le « balakadri » : quadrille guadeloupéen n’était autre que SIGNATURE, et son célèbre accordéoniste au style inimitable : Reynoir Casimir dit Négoce. Après leur prestation et celle des danseurs, Gladys est allé parler avec Monique, la femme de Négoce, … de fil en aiguille, Gladys lui a appris que nous jouions aussi de la musique traditionnelle occitane, et entre autre que je jouais de l’accordéon diatonique … Monique nous a tout de suite présenté aux musiciens et à Négoce … nous étions invités le dimanche suivant chez Négoce, avec bien sûr mes accordéons.

Donc le dimanche suivant à Petit-Canal : échange d’accordéons, arrivée des autres musiciens petit à petit, et la musique commença : beaucoup de biguines, des compas (haïtiens), … et de temps en temps de la musique occitane accompagnée par les percussions des Caraïbes : tambou di bas (tambour plat), chacha (maracas locales), triangle et guitare, il ne manquait que le siyak (guiro en bambou) … Nous avons même mangé un excellent colombo, l’assiette sur les genou tout en continuant à jouer …

Merci à Monique, Négoce et tous ses musiciens. Il est convenu que l’on fasse la même chose, chez nous, à la maison …. On vous racontera …

Le 23 novembre 2014, à Pointe-à-Pitre, sur la place de la Victoire, à l’occasion des festivités autour de la Route du Rhum, Négoce se verra remettre un Eloi d’Or (César local pour les personnes œuvrant pour la culture guadeloupéenne), là aussi on vous racontera …

 

Surf in …. Le Moule !!

Après un dimanche passé en Basse-Terre : Trois-Rivières, Vieux-Fort, Basse-Terre, Pointe-Noire et Deshaies … De retour chez nous, dans la belle ville de Moul (Le Moule en français), sur le front de mer nous nous sommes arrêtés pour admirer les surfeurs du « spot » bien connu par les amateurs paraît-il …

 

Notre visite en Basse-Terre avait aussi pour but d’effectuer un petit repérage pour les vacances à venir : Marie-Galante, La Désirade et surtout les Saintes et Petite Terre …

 

 

 

À Beauport, il n’y avait pas que du sucre !

Curieux titre …

Il faut dire que Beauport est une ancienne usine de transformation de la canne à sucre, je ne vais pas vous faire l’historique, le voici par ici.

Mais nous y avons fait une petite balade en train dans les champs de canne à sucre, visité des expositions, installations autour de la culture de la canne, son histoire et son économie actuelle.

Mais « Journée du Patrimoine  » oblige, nous avons aussi assisté à une démonstration de Gwo-Ka : tambour, chant et danse :

 

Le GWO-KA représente la musique, le chant et la danse.

Le danseur improvise une chorégraphie en puisant dans son répertoire de pas assez bien codifiés, il raconte une histoire dansée, une scène de la vie quotidienne en général.

Attention !
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est le danseur qui guide le « marqueur » (makè en créole), le tambour solo (habillé en blanc).

Il se crée une sorte de joute entre le danseur et le « marqueur », le danseur essayant de surprendre le musicien.
Le second tambour, le « boula » (avec le tee-shirt bleu) assure la base rythmique continue, normalement les « boulas »sont au moins deux.
C’est ce que j’espère devenir : un « honnête » boula, assez régulier. Il y a du travail, mais maintenant que mon Ka (tambour) est réparé, avec une peau toute neuve, je vais pouvoir commencer …

La danse commence quelquefois avec un chant, d’un répertoire connu de toute l’assemblée, qui raconte encore une scène de la vie quotidienne, ou bien une histoire à la gloire d’un personnage célèbre. Le chanteur lance le chant qui est repris par le public, ensuite les « tambouyé » (joueurs de tambour) lancent la danse …

 

Non ce n’est pas la Bretagne !

Petite visite du nord de la Guadeloupe. On est toujours au nord de quelque part, mais il s’agit bien ici d’un « Nord tropical » !!

Malgré tout, quelques indices indiquent bien que nous sommes sous les Tropiques …
(Pensez à cliquer sur le petit « i » au-dessus de la première photo)

 

L’heure de la rentrée a sonné …

La rentrée est passée depuis une semaine, mais nous avons du mal à ne plus nous sentir en vacances : nous sommes encore sous le charme tropical des Antilles …
Toutefois, il est peut-être temps de parler du sport local :
« Le tennis-moustique » !


Sport qui consiste à jouer au tennis avec les moustiques locaux ou tigrés. Bien évidemment, ils ont le bon goût de jouer le rôle d’adversaire et de balle à la fois ! Bon ils n’ont pas vraiment pas droit à l’erreur, car bien que nous soyons fervents défenseurs de l’abolition de la chaise électrique aux USA, nous restons sans pitié quand l’un d’entre eux passe à proximité de nos raquettes électriques !
En revanche, s’ils en réchappent, ils ne se privent pas de nous le faire savoir par un petit bouton cutané !
Bon ils ne sont pas aussi nombreux qu’en Camargue, mais un ou deux suffisent à pratiquer ce sport au quotidien !

Sinon pour compléter nos expériences musicales et artistiques, avec Alain et Flora, un couple d’amis antillais, nous avons assisté au concert d’un groupe de steel-band local, mais à mon avis qui gagnerait à être connu internationalement ! Surtout pour le meneur du groupe, le soliste ! Nous avons même dansé la biguine avec Gladys ! Bon n’attendez pas les photos : il n’y en a pas, trop sombre ! Nous avons passé 2 heures très agréables.

Grâce à Jean-Michel, fils de Michèle de Vernègues (elle se reconnaîtra …) nous avons découvert le « Mayolé » sorte de combat au bâton simulé et très codifié en savoir plus ici …

Là aussi, c’était très peu éclairé, donc photos ou vidéos très sombres … Mais j’avoue que la nuit a beaucoup participé à la magie, et à la solennité de l’instant, car comme nous l’a expliqué J-Michel, qui pratique lui-même, le rituel et le symbole de liberté sont plus importants que le combat lui-même. Je donne quand même à voir (plutôt à discerner !) quelques images pour vous installer comme nous dans la magie … Imaginez, la nuit, le roulement des Ka (tambours), le salut des combattants aux tambours, puis bravant l’interdit, les esclaves faisant danser et claquer leur bâton dans une chorégraphie aérienne et martiale ; combat aujourd’hui simulé qui autrefois pouvait être très violent …

 

La maison se remplit …

Enfin il est arrivé !!
Je parle de notre « arlésienne » locale : notre container …
Après 11 jours bloqué sur le port, à prendre tranquillement le soleil pendant que nous transpirions sur le canapé-lit de notre salon non-climatisé et prenions nos repas dans des assiettes en carton sur une table de camping …
Donc du coup, dès qu’il nous a été livré nous avons eu pas mal d’occupations diverses, facilement imaginables : montage de meubles, déballage de cartons, branchements divers, nettoyage, repassage, …
Bref 4 jours très bien occupés !
Pour nous aérer un peu nous sommes allés ….. en boîte de nuit !!!
Pour ceux qui nous connaissent cela pourra paraître incroyable, mais c’est là qu’avait lieu une représentation de diverses associations de quadrille, c’était aussi une soirée en l’honneur d’un accordéoniste bien connu ici … Bon je ne vous cache pas que nous étions quasiment les plus jeunes … mais le style, l’ambiance : biguine étaient bien là ! Nous étions venus aussi pour l’accordéon diatonique, nous n’avons pas été déçus, mais nous avons découvert aussi la quadrille et la biguine au violon … Fantastique ! Le violoniste, un monsieur d’environ 70 ans, mais avec l’énergie d’un jeune homme de 20 ans ! Le tout dans l’ambiance boîte de nuit : boule à facettes, sono puissante, effets de lumière divers, …
Nous n’avons fait qu’écouter et regarder, il n’y avait que des « pros » du quadrille sur la piste bondée. Nous avons quand même dansé une petite valse, mais là nous étions en terrain de connaissance.


 

Hier matin, nous avons fait un petit tour dans l’école de Gladys, dans son bureau exactement. Il faut l’avouer : un peu déprimant : meubles vieillots, ordinateur bloqué (tous les contacts USB sont rouillés !), … ) Mais bon, en y allant petit à petit ça ira bien, l’environnement guadeloupéen compensera ! D’ailleurs, ce soir-là, pour soigner le moral de Gladys, nous avons pris notre premier menu « langouste », 22€/pers. pour une entrée accras/salade, une langouste grillée par personne et sa sauce « chien » (sauce locale très courante), légumes « pays » (bananes plantain, fruit d’arbre à pain et igname) le tout terminé par un ananas flambé pour Gladys et un rhum vieux pour moi. Vous comprendrez que Gladys a vite oublié la vétusté de son bureau !


Infos de dernière minute !
Nous avons un sous-locataire échappé de la série « Meurtres au Paradis » …